samedi 25 février 2012

Me coucher près d'Octave, à la nuit tombée, et l'entendre répondre à mes mots d'amour par d'autres encore plus doux.

(post datant du 25 février dernier, retrouvé dans mes brouillons...je n'avais pas ajouté les photos, aujourd'hui, c'est chose faite)

En ce moment, je viens moins ici. Je me pose plus de questions en dehors. Je m'allonge certains soirs dans les draps glacés, et je pense à ce que j'ai envie de dire. D'écrire. En ayant toujours peur d'avoir tout oublié une fois le soleil levé. Alors ce que je trouve doux, en ce moment, c'est de me réchauffer contre lui, et de le regarder, allongée sur son épaule. C'est ma position préférée, celle qui me permet de bien profiter de ces longs cils et de sa barbe que j'aime tant. Je pourrais rester comme ça pendant des heures. Des années. J'essaie faussement de lutter contre le sommeil qui m'envahit. Que j'aime ça. Siroter ma tisane rouge et m'endormir de cette manière. Je pense souvent au fait que cette douceur m'accompagnera jusqu'à la mort. J'essaie de collectionner toutes les petites sucreries qu'offre la vie. Les petites sucreries qui font de moi ce que je suis.

En ce moment, j'aime apprendre par l'IRM qu'il a "le syndrome de l'amoureux". J'aime être rassurée. J'aime tout nettoyer et tout ranger. J'aime m'apercevoir aussi que le yoga me manque. J'aime moins les douleurs de dos, chroniques. J'aime moins les gros mots qui m'échappent et sentir cette panique. J'aime cuisiner des légumes, faire des purées imaginaires et colorées, et les goûter avec eux. J'aime absolument passionnément les cookies qu'il nous fait. Ses surprises, sa gaieté. J'aime Octave qui appelle son père "Mapa" (un mélange de MA-man et de PA-pa). J'aime son imaginaire qui flamboie. J'aime qu'il refuse de tuer des cochons pour manger du jambon, de tuer le petit veau de la maman vache, de tuer les pâtes pour manger des pâtes. J'aime sauter dans son lit, à la nuit tombée, pour lui chanter sa chanson douce. Celle que je lui ai réservée depuis qu'il est tout bébé, et que je répète pour tout calmer. J'aime le voir alors fermer les yeux et me serrer. Puis m'accompagner et demander le passage de la "biche qui nous aboie". J'aime quand il me dit des secrets. J'aime moins l'effrayer en lui annonçant qu'il a lui aussi un petit coeur qui bat, juste sous sa poitrine caché. J'aime un peu qu'il croit que ce coeur ne lui appartient pas. Que ce coeur fait "poupoum, poupoum" lentement, comme une bête étrange...

En ce moment, il y a les questions que je me pose. Les comparaisons que je fais dans ma tête. Il y a Marceau qui reste dans le silence. Alors que son frère, au même âge, disait plusieurs mots. Il y a peut-être leur place dans la fratrie qui joue gros. Un aîné davantage laissé, livré à l'autonomie, et un second couvé, un peu plus protégé mais avec lequel j'ai moins la force de me poser et le temps pour instruire. Un numéro-deux-rapproché avec qui j'ai moins de pêche pour jouer, un premier que j'ai beaucoup aidé à écrire et à colorier mais que j'ai aussi laissé se débrouiller.

En ce moment il y a ma gourmandise, exponentielle, qui tend vers l'infini. Il y a aussi un point d'équilibre à trouver. Ce point parfait, cette croix sur la carte, comme un trésor à placer entre mes enfants, mon amoureux...sans oublier ma liberté. 

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